Pervers narcissiques et autres manipulateurs dans le couple et la famille.

Pervers narcissiques et autres manipulateurs dans le couple et la famille.

Ce blog sert à une description très lucide des mécanismes des manipulateurs au sein du couple, de la famille et des effets néfastes sur les manipulés (homme,femme), il sert aussi à redorer l'estime des victimes souvent traitées de "faibles". Vous pouvez laisser vos commentaires ou vos temoignages sur le forum.

Publié le par Kilou
Publié dans : #Les manipulateurs

Source: ROCRAY, Liliane.

 

 

Coup de Pouce

, Mars 1997.

Malgré les campagnes de conscientisation dans les médias, la violence conjugale continue de défrayer

les manchettes. Au Québec, chaque année, une trentaine de femmes se font assassiner par leur

conjoint ou ex-conjoint, tandis que plus de 300,000 autres subissent les contrecoups de la violence.

Pourquoi endure-t-on et comment faire pour s’en sortir?

Quand on n’y est pas confrontée, on juge la violence conjugale inacceptable, qu’elle soit

psychologique, verbale ou physique. Mais, lorsqu’elle fait partie du quotidien, elle engendre un réseau

inextricable d’émotions contradictoires dans lequel la victime s'enlise, partagée entre l’envie de fuir et

celle de rester, avec l'espoir que cela passera. Et le coeur a des raisons que la raison veut ignorer...

Voici donc les principaux motifs qu’invoquent les femmes qui restent avec leur conjoint violent et, pour

chacun, des portes de sortie possibles.

«J’ai peur»

La peur est la principale raison pour laquelle une femme endure la violence conjugale. «La peur te rend

inintelligent rappelle Luce, 46 ans. Tu ne bouges plus, tu ne réagis plus, sauf pour essayer d'éviter le

prochain coup. Je restais là, impuissante, et je dépérissais. Tout ce que je savais, c'est que je n’allais

pas me suicider à cause de ça.»

«Ça», c'est un séchoir à cheveux allumé que son conjoint brandit au-dessus du bain dans lequel Luce

se trouve. C'est un manche de balai lancé comme un javelot dans son dos. C'est un collier dont il se

sert pour l'étrangler. Il aura fallu l'intervention d'un couple d'amis, alarmés par la détérioration physique

et mentale de Luce, pour la décider à quitter son mari. Ils lui ont offert un appartement qu'ils

possédaient et l'ont accueillie chez eux la semaine précédant le déménagement. Le jour J, elle a

emménagé avec une colocataire, à la fois pour partager les frais et pour combattre la peur. La terreur a

disparu petit à petit et Luce s'est trouvé du travail. Un an plus tard, elle demandait le divorce.

Ce qu'on petit faire:

 

 

Micheline Dubé, psychologue qui traite surtout des problèmes de violence

conjugale, conseille vivement de se rendre avec nos enfants dans une maison d'hébergement pour

y faire le point en toute sécurité. Si on ne connaît pas de maison d'hébergement, on téléphone à

S.O.S. Violence conjugale

 

 

. En opération 24 heures sur 24, cet organisme est en liaison constante

avec les quelque 85 maisons d'hébergement du Québec.

Avant de partir:

 

 

réunir tous les documents essentiels, pour soi et les enfants (contrat de mariage,

livrets de banque, clés, cartes d'assurance-maladie et d'assurance sociale, etc.), et les placer en

lieu sûr, hors de la portée du conjoint. Et nul besoin de le prévenir de notre départ!

«Mon amour va le changer»

Malgré les humiliations et la menace que son mari trouve une femme plus jeune qu'elle, Sylvie est

restée 12 ans avec lui. Ce mariage, la jeune femme de 34 ans en avait fait son cheval de bataille pour

prouver aux autres qu'elle était la femme qu'il fallait à son mari (qui avait connu deux relations

catastrophiques auparavant). Comme il se contentait de frapper sur les murs, Sylvie ne se croyait pas

victime de violence conjugale, jusqu'au jour où elle a vu une dramatique de Janette Bertrand. Il lui a

semblé se reconnaître, mais elle a téléphoné à une maison d'hébergement pour vérifier «si c'était

correct, ce que je vivais, vu que je ne me faisais pas battre».

En mars 1993, son mari lui annonce qu'il la met à la porte. «J'ai négocié pour partir en juillet, mais les

événements se sont précipités. On faisait chambre à part et une nuit, je me suis réveillée et il était là,

carabine à la main, en train de chercher les balles sous prétexte qu'il avait entendu du bruit. J'ai

paniqué ...» Elle s'est réfugiée avec sa fille chez une amie et a obtenu du soutien à la maison

d'hébergement qu’elle avait contactée.

Valérie, 23 ans et mère de trois enfants, était encore en maison d'hébergement au moment de notre

entretien. Son leitmotiv est le même que celui de Sylvie: «Je vais tellement l’aimer qu’il va changer.»

Actuellement, elle est aux prises avec le mur de silence (qui est une autre forme de manipulation) érigé

par son conjoint. «Avec lui, tout est tabou, on ne peut parler de rien. À ses yeux, c’est moi la faiseuse

de merde, et quand il répond, c’est par méchanceté. J’ai l’impression que ma vie est foutue et que plus

un homme ne voudra de moi.»

Ce qu'on peut faire:

Se demander ce qui nous pousse à jouer les «sauveuses» . «C'est parfois valorisant d'endosser le

rôle d'héroïne, ça donne une raison d’exister, commente Micheline Dubé. Sylvie entend encore la

phrase magique d'une intervenante qui lui a demandé: «Tu étais qui avant cette relation?»

«Comme je n’ai pas le physique d’un mannequin, je me disais qu’à part mon mari, personne d’autre

ne pourrait m’aimer! Aujourd’hui, je ne veux plus sauver personne, je veux un complice.»

«J’ai honte, c’est de ma faute!»

La violence conjugale engendre une perte d'estime de soi ainsi qu'un grand sentiment de honte et de

culpabilité. Hélène Langlois, intervenante au CLSC Saint-Louis-du Parc, à Montréal, le constate

souvent: «La honte fait non seulement que les femmes restent, mais en plus, elles s'enferment dans le

silence, de peur d'être jugées. Il faut d'abord déresponsabiliser la victime en lui faisant réaliser que la

violence n'est pas son choix à elle, mais son choix à lui.»

À 52 ans, Colette Breton en connaît long sur la culpabilité. Avant d'épouser son chum, elle a eu trois

enfants de lui, qu'elle a dû confier en adoption parce qu'elle était mineure. Une fois mariée, elle a eu

deux autres enfants de ce même homme qui, pourtant, était déjà violent. Se sentant coupable de

l'abandon de ses trois premiers bébés, Colette s'est accrochée à l'idée qu’elle pourrait les reprendre un

jour, à condition de rester avec le père. Ce qu'elle a fait pendant 23 ans. Mariée surtout pour le pire,

elle a enduré les coups, les injures, le contrôle, le mépris. Un jour, elle décide de s'inscrire à l'université.

Son conjoint, ulcéré qu'elle n'ait pas sollicité sa permission, lui dit: («Si je te pince en train de parler à un

gars, je vais te tirer, pis tu vas mourir comme t'as vécu, sans tête.» Elle a réagi le jour où son fils de 16

ans lui a annoncé: «Papa a vu un beau fusil chez Canadian Tire.» C’est à ce moment-là que Colette

s’est réfugiée dans une maison d’hébergement pour femmes où elle travaille comme intervenante

depuis une dizaine d’années.

Ce qu'on peut faire

• Briser le silence.

 

 

Si on n'a pas d'amie proche ou si on redoute les questions du genre «Qu’astu

fait pour qu’il te batte?», on s’adresse au CLSC de notre région, qui dispose d’un personnel

qualifié et rompu aux mécanismes de la violence conjugale. On y propose des consultations

gratuites et individuelles, à raison d’une fois par semaine.

• Dénoncer.

 

 

Même si c'est extrêmement pénible. Selon Diane Prud'homme, du Regroupement

provincial des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence, une

femme a toujours avantage à dénoncer son conjoint puisque, de ce fait, il devient «visible» et

fiché aux yeux de la loi. Hélène Langlois abonde dans ce sens: «Ce n'est pas le conjoint que l'on

condamne, c'est son geste criminel. C'est un droit légitime que de dénoncer ce geste et on

n'hésiterait pas à l'exercer contre un inconnu qui nous aurait agressée dans la rue.»

«J’ai peur qu’il se suicide»

«Le conjoint violent va utiliser toute la gamme des menaces, de l'homicide au suicide, souligne

Micheline Dubé. Ce type d'homme est extrêmement manipulateur, et la femme sent bien sa fragilité. «Il

a besoin de moi», finit-elle par se dire, malgré l'enfer qu'il lui fait vivre.»

Même à l'abri avec ses trois fils, Mia, 34 ans, s'inquiétait encore pour son mari, qui assumait seul les

travaux de la ferme. Elle n'oubliera jamais la scène de son départ. Réveillé par le bruit du moteur, son

mari a surgi de la maison en hurlant, grimpant sur le capot et s'acharnant contre le pare-brise. Ayant

enfin réussi à démarrer, Mia s'est rendue avec ses enfants au poste, où un policier, alarmé par la

cicatrice au menton du fils aîné, a signalé le fait à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Mia, elle, a porté plainte au criminel avant de se réfugier chez son frère.

Le lendemain, elle prenait rendez-vous avec une psychologue du CLSC. Rongée par la peur que son

homme n'entretienne des pensées suicidaires, elle l'a rencontré en cachette (en raison de l'accusation

dont il faisait l'objet, son mari n'avait pas le droit de l'approcher) afin de discuter de la nécessité d'une

thérapie pour hommes violents. «J’ai été chanceuse qu’il accepte de se faire aider, raconte-t-elle. Je lui

ai donné sa chance parce que je l’aimais encore et que c’est le père de mes enfants. Et puis, je me suis

dit que, si je me séparais, je risquais de tomber sur un autre gars avec les mêmes bibittes.»

Ses bibittes, Yves est allé les regarder de près dans centre pour hommes violents (voir Les

 

 

groupes

pour hommes violents

 

 

, plus bas). Cinq mois plus tard, et lui ont repris la vie commune. Ils ont par la suite

entrepris une thérapie de couple.

Ce qu'on peut faire

• Si on n'est pas prête pour une thérapie on peut se retirer pour une semaine (dans une maison

d'hébergement ou chez une amie), le temps de prendre du recul et de se rendre compte que

l'autre n'a sur nous que le pouvoir qu'on lui accorde.

• Lire

 

 

Quand l'amour ne va plus - Échapper à un conjoint manipulateur.

On y trouve des conseils,

des exercices et une mine de renseignements précieux.

«Ce n’est pas si grave...»

Même en maison d'hébergement, Colette Breton ne voyait pas qu'elle était victime. Ce n’est que

quelques mois plus tard, lorsqu'elle a raconté son expérience au cours du premier colloque québécois

sur la violence conjugale, que Colette a admis la réalité: «À mesure que j’alignais les mots et les faits, je

me rendais compte de ce que je disais.»

Ce qu'on peut faire

• Mme Breton suggère de tenir un journal des événements. S'il le faut, utiliser un code si on a

peur que l'autre ne le lise. Par exemple: le 18, bouche (gifle); le 22, bleu (coup de poing), etc. Le

fait de tenir un journal permettra de réaliser non seulement la présence de la violence, mais

aussi sa fréquence. «Un jour, ce journal constituera peut-être une preuve pour la famille, les

policiers et l’avocat», ajoute Mme Breton.

• Lire

 

 

Choisir qui on aime,

par Howard M. Halpern.

Que vont devenir mes enfants sans leur père?»

Selon une analyse menée en 1991 par Santé Canada, les enfants témoins de violence familiale ont

tendance à reproduire les comportements de leurs parents. Les filles risquent davantage de se

retrouver avec un partenaire violent, et les garçons, de perpétuer le modèle paternel dans leurs

relations futures avec les femmes (trois fois plus que les autres garçons).

Benoît, 25 ans, en est un exemple typique. Son grand-père, son père et son frère sont violents. Lui, il a

commencé à 20 ans lorsqu'il a frappé sa blonde de trois coups de poing au visage. Le lendemain, il

s'est rendu au CLSC, où on lui a vivement conseillé une thérapie pour hommes violents. «J'y suis allé à

reculons une première fois, en externe, pendant 15 semaines. Ça m'a pris du temps à voir mon

problème, je ne réalisais même pas que j'en avais un! Plus tard, je me suis fait une autre blonde et j'ai

recommencé à être violent, mais seulement verbalement. J'ai réussi à la convaincre que c'était elle qui

avait un problème!»

Ébranlée, sa copine est allée consulter le thérapeute de Benoît. «Il a sauté sur le téléphone pour que

je fasse une thérapie intensive de 26 jours. Encore là, je refusais de me voir. C'est seulement au bout

de quatre jours que j'ai embarqué dans ma thérapie. Ç'a été un calvaire, entre autres lorsque j'ai réalisé

que j'avais aussi agressé ma blonde sexuellement. Aujourd'hui, quand je vois mon frère taper sa fille, ça

me bouleverse. Dans mon cas, je pense avoir mis un stop à une génération de violence. Je me sens

prêt à avoir des enfants dans la joie, le respect et la non-violence.»

Ce qu'on peut faire

• Pour le conjoint. Si on tient à lui, l'inciter à suivre une thérapie pour hommes violents.

• Pour les enfants. Ne pas hésiter à consulter (gratuitement) une psycho-éducatrice du CLSC. Car,

lorsqu'ils sont témoins de violence, les enfants se trouvent coincés dans un conflit de loyauté. Ils

peuvent devenir anxieux, voire dépressifs.

«Je n’ai pas d’argent»

Peu de femmes semblent savoir qu'elles ont droit à la sécurité du revenu lorsqu'elles quittent un

conjoint violent et qu'elles sont sans travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qu'on peut faire

• Pour connaître les conditions relatives à une demande d'aide sociale, on s'adresse au Bureau

des renseignements et plaintes de la sécurité du revenu.

• Si le fait de demander de l'aide sociale blesse trop notre fierté, Mme Breton suggère, si c'est

possible, de mettre un peu d'argent de côté, que l'on cachera dans les vêtements d'été ou

d'hiver, avec nos documents importants.

Des statistiques effarantes

• Au Québec, chaque année, une femme sur neuf est victime de violence conjugale.

• Au Canada, une femme sur cinq qui se présente à l'urgence est victime de violence conjugale.

• Il existe plus de 80 maisons d'hébergement sur l'ensemble du territoire québécois.

• Pour 27 des 33 maisons membres de la Fédération des ressources d'hébergement pour femmes

violentées et en difficulté du Québec, on a reçu 89,979 appels à l’aide en 1995-96.

• Parmi les victimes de violence conjugale, 3% tentent de se suicider.

• En 1994, 14,121 cas de violence conjugale ont été portés devant la cour, contre 11,795 en

1993: une hausse de 19,7%.

Quand on dénonce: comment ça se passe

• Sur un appel du 9-1-1, le policier se rend immédiatement chez la victime, que l'homme y soit

encore ou non. «Dès qu'on sent qu'une situation est explosive, explique le Constable France

Lambert, on sépare les conjoints. S'il n'y a pas lieu d'arrêter monsieur, on l'incite fortement à

passer la nuit ailleurs et on insiste pour qu'il laisse ses clés à la maison. Une fois qu'il est parti, on

dit à sa conjointe de nous prévenir s'il est agressif à son retour, le lendemain.» Pour s'assurer

que les enfants et la victime seront en sécurité, le policier leur conseille de se rendre dans une

maison d'hébergement.

• Si la femme refuse de se rendre dans une maison d'hébergement, le policier lui propose de la

référer, en toute confidentialité et avec son consentement écrit, au CLSC de sa région. Si elle

accepte, elle sera contactée par téléphone dans un délai maximum de 8 heures par une

intervenante, qui lui parlera des services dont elle pourra bénéficier.

Selon le Constable Lambert, cette étape est cruciale: «Je dis aux femmes qu'elles ne sont peut-être

pas prêtes à s’adresser tout de suite au CLSC, mais que ce sera peut-être différent dans une semaine

ou un mois. À ce moment-là, elles seront contentes d'avoir les coordonnées. À mon sens, lorsqu'une

femme accepte de se faire aider, elle a déjà fait la moitié du chemin.»

Ce qu’il faut savoir

• Depuis 1986, la loi permet aux policiers qui répondent à un appel de violence conjugale de porter

plainte contre l'agresseur, même si sa conjointe ne le fait pas.

• Les sentences

 

 

peuvent varier d'un cas à l'autre. Par exemple, l'homme peut écoper en même

temps d'une amende, d'une période d'incarcération et d'un temps de probation avec des

conditions précises (comme une ordonnance de non-visite ou de se tenir à plus de 500 pieds de

la résidence de sa conjointe).

• S'il est sur le point d’être libéré

 

 

. Le projet Communic-Action, mis sur pied avec le concours de

S.O.S. Violence conjugale, assure le suivi avec la femme dont le conjoint a été incarcéré. Ainsi,

dès qu'il passe au Palais de Justice de Montréal, Communic-Action avertit immédiatement sa

conjointe du jour et de l'heure exacte où il sera libéré, et sous quelles conditions. La conjointe

sait donc à quoi s'en tenir et peut se préparer: elle voudra peut-être, par exemple, changer les

serrures de la maison et sera prête à prévenir la police si son conjoint ne respecte pas les

conditions de sa remise en Iiberté. De leur côté, les policiers du territoire de la Communauté

urbaine reçoivent tous par fax une copie de ces conditions.

LE CYCLE DE LA VIOLENCE

Phase 1: Escalade.

 

 

Montée de tension causée par des incidents mineurs (engueulade pour avoir

oublié le sel, par exemple).

Phase 2: Explosion.

 

 

Au début l'élément déclencheur est extérieur au couple. Ce peut être le stress,

l'alcool, trop ou pas de travail, etc.

Phase 3: Retour au calme

 

 

(période aussi appelée «lune de miel» ). Excuses, réconciliation, cadeaux et

fleurs, jusqu'à ce que de nouvelles tensions s'accumulent et qu'on retourne à la phase 1.

Plus le cycle se répète, plus les épisodes se rapprochent et s'aggravent. À ce stade, l'élément

déclencheur est partie intégrante du couple: famille, finances, éducation des enfants sexualité, etc.

Enfin, on aboutit à la présumée incompétence de la femme, qui sert désormais de prétexte à la violence

du conjoint. Le transfert est complété: pour le conjoint, c'est la femme qui est responsable de la tension.

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Publié le par Kilou
Publié dans : #Les manipulateurs

Il n'existe pas de définition universelle de la violence psychologique. Comme toute forme de violence apparaissant dans le cadre d'une relation, la violence psychologique, que l'on appelle aussi parfois « cruauté mentale », est un abus de pouvoir et de contrôle. Les comportements suivants sont généralement reconnus comme des formes de violence psychologique :

Rejeter la personne - ignorer sa présence ou sa valeur; lui faire comprendre qu'elle est inutile ou inférieure; dévaloriser ses idées et ses sentiments. Exemple : traiter régulièrement un enfant différemment de ses frères et sœurs, d'une manière qui laisse croire qu'on lui en veut, qu'on le rejette ou que l'on éprouve de l'aversion pour lui.

Dégrader la personne - l'insulter, la ridiculiser, lui adresser des injures, la parodier ou l'infantiliser; se comporter d'une manière qui porte atteinte à son identité, à sa dignité et à sa confiance en elle. Exemples : humilier la personne en public ou la traiter d'idiote; si elle est handicapée, contrefaire ses gestes ou sa démarche; traiter un aîné comme s'il était incapable de prendre des décisions.

Terroriser la personne - lui inspirer un sentiment de terreur ou de peur extrême; la contraindre par l'intimidation; la placer dans un milieu inapproprié ou dangereux, ou menacer de l'y placer. Exemples : hurler, blasphémer, obliger un enfant à être témoin d'actes de violence envers un membre de sa famille ou un animal qu'il aime; menacer une personne de l'abandonner, de la brutaliser ou de la tuer, menacer d'abandonner, de brutaliser ou de tuer un animal ou un être qui lui est cher; menacer de détruire ses possessions; menacer de la faire déporter ou institutionnaliser; traquer la personne.

Isoler la personne - Limiter son espace vital; réduire ses contacts; restreindre sa liberté de mouvement dans son propre milieu. Exemples : exclure un aîné des prises de décisions qui le concernent; enfermer un enfant dans un placard ou l'enfermer, seul, dans une pièce; empêcher la partenaire ou une personne âgée d'avoir accès à sa propre fortune ou de gérer ses finances; refuser à un aîné le contact avec ses petits-enfants; priver quelqu'un de moyens de déplacement ou de transport.

Corrompre ou exploiter la personne - L'amener à accepter des idées ou des comportements proscrits par la loi; l'exploiter matériellement ou financièrement; apprendre à un enfant à servir les intérêts de la personne qui abuse de lui plutôt que les siens. Exemples : exploiter sexuellement un enfant; laisser un enfant consommer de l'alcool ou des drogues; entraîner quelqu'un dans le commerce du sexe.

Priver la personne de chaleur humaine - Se montrer insensible et inattentif envers elle; faire preuve d'indifférence à son égard; ne s'adresser à elle qu'en cas de nécessité; ignorer ses besoins sur le plan mental. Exemples : ignorer les tentatives de communication d'un enfant; priver un enfant d'affection, de soins ou d'amour; traiter un aîné institutionnalisé comme s'il était un objet ou « un fardeau ».

• La violence psychologique s'accompagne ou non d'autres formes de mauvais traitements.

• Quelle que soit la forme que prend la violence — négligence, violence physique, exploitation sexuelle ou exploitation financière —, elle a des conséquences sur le plan psychologique. En d'autres mots, tout acte de violence comporte des éléments de violence psychologique.

• La violence psychologique suit un certain scénario; elle se répète et se renforce avec le temps. Laissée à elle-même, elle ne disparaît pas; elle ne fait que s'aggraver.

• Comme les autres formes de violence liée une relation, la violence psychologique s'abat surtout sur les personnes les plus démunies de pouvoir et de ressources, comme les femmes et les enfants.

• La violence psychologique peut miner l'estime de soi chez la victime.

• Chez les enfants, la violence psychologique peut nuire au développement psychologique, c'est-à-dire au développement de l'intelligence, de la mémoire, de la reconnaissance, de la perception, de l'attention, de l'imagination et du sens moral. Elle peut nuire aussi au développement social de l'enfant et compromettre sa capacité de percevoir, de sentir, de comprendre et d'exprimer des émotions.

La violence psychologique est-elle répandue?

Pour répondre à cette question, nous ne disposons que de rares études, car la violence psychologique est un sujet difficile à explorer, pour plusieurs raisons :

• contrairement aux autres formes de violence, la violence psychologique n'est reconnue que depuis peu;

• il n'en existe pas de définition universelle, et elle est difficile à définir;

• elle est difficile à détecter, à évaluer et à prouver;

• de nombreux cas de violence psychologique ne sont jamais dénoncés.

Une étude ontarienne récente sur les enquêtes concernant les mauvais traitements envers les enfants a révélé que, dans 10 % des cas ayant fait l'objet d'une enquête en 1993, la violence psychologique avait été mentionnée.

En 1993, 39 % des femmes prisonnières de relations abusives ont déclaré que leurs enfants les avaient vues se faire agresser.

En 1995, sur 1 000 femmes âgées de 15 ans ou plus ayant répondu à un test relatif  à la santé :

• 36 % ont déclaré avoir été victimes de violence psychologique au cours de leur croissance, et 43 %, de mauvais traitements pendant leur enfance ou leur adolescence;

• 39 % ont dit avoir été victimes de violence verbale ou psychologique dans le cadre d'une relation, au cours des cinq dernières années.

L'Enquête nationale sur la violence contre les femmes, menée par Statistique Canada en 1993, a révélé que la violence psychologique était une expérience très répandue chez les Canadiennes âgées de 18 à 65 ans ayant déjà vécu avec un partenaire :

• 35 % des répondantes ont déclaré avoir été victimes de violence psychologique de la part de leur partenaire;

• 18 % ont dit avoir été victimes, dans une relation, de violence psychologique mais non de violence physique;

• 77 % ont dit avoir été victimes à la fois de violence psychologique et de violence physique.

Dans le cadre d'une étude canadienne sur la violence dans les fréquentations en milieu universitaire et collégial, 81 % des répondants masculins ont déclaré avoir exercé de la violence psychologique sur leur partenaire féminine.

En 1995, une étude des dossiers tenus par divers organismes canadiens sur leurs clients âgés a révélé que la violence psychologique était la forme de mauvais traitements la plus répandue.

L'Enquête nationale de 1990 sur les mauvais traitements à l'égard des personnes âgées du Canada visait à déterminer la prévalence des mauvais traitements chez les aînés canadiens. Les résultats, bien qu’importants, sont considérés par beaucoup comme une sous-estimation de la réalité. Selon l’enquête :

• 4 % des répondants vivant à la maison ont dit être maltraités ou négligés;

• interrogés sur les insultes, jurons et menaces proférés à leur endroit (agression verbale chronique), 1,4 % des répondants ont déclaré avoir subi cette forme de violence psychologique durant l'année qui avait précédé l'enquête;

• l'agression verbale chronique s'est classée au deuxième rang des mauvais traitements infligés, après l'exploitation matérielle.

Ce qu’il faut savoir

Chez l'enfant, la violence psychologique peut entraîner de graves problèmes sur le plan des émotions et du comportement : dépression, absence d'attaches affectives ou émotionnelles avec le parent ou le gardien, faible capacité cognitive, résultats scolaires médiocres et compétences sociales sous-développées.

Des chercheurs qui ont examiné des enfants victimes de violence psychologique dans la petite enfance, puis de nouveau à l'âge préscolaire, ont constaté que ces enfants sont toujours en colère, non coopératifs et indifférents à  l'égard de la personne qui s'occupe le plus d'eux. En outre, ils manquent de créativité, de persévérance et d'enthousiasme.

Les enfants rejetés ont plus tendance que les autres à se montrer hostiles, agressifs ou passifs-agressifs, à être extrêmement dépendants, à avoir une opinion négative d'eux-mêmes et de leurs capacités, à être instables ou passifs sur le plan émotif, et à percevoir le monde qui les entoure sous un jour négatif.

L'agression verbale (cris, insultes) ou symbolique (claquement de porte, silence systématique) de la part d'un parent peut avoir des effets graves sur l'enfant. Les enfants exposés à ce genre d'abus affichent des taux d'agressivité, de délinquance et de problèmes relationnels plus élevés. Ceux qui subissent en outre des mauvais traitements physiques sont encore plus susceptibles d'éprouver ces problèmes.

Contraindre un enfant à voir ou à entendre sa mère se faire agresser, c'est lui infliger une forme de violence psychologique. Le fait de grandir dans un tel environnement a quelque chose de terrifiant et nuit gravement au développement psychologique et social de l'enfant : le garçon peut prendre l'agresseur comme modèle de comportement, et la fille peut finir par croire que la victimisation est partie intégrante de toute relation. C'est ainsi que le cycle de la violence se perpétue de génération en génération.

Pour bien des femmes prises dans une relation abusive, la violence psychologique est beaucoup plus débilitante que la violence physique.

Les manifestations répétées de violence verbale — accusations, railleries, insultes, jurons, cris et paroles humiliantes — ont des effets négatifs durables sur l'estime personnelle de la femme et contribuent à entretenir en elle le sentiment qu'elle est inutile, qu'elle n'a aucune valeur et qu'elle est coupable.

L'homme qui menace de tuer ou de blesser sa partenaire, son enfant, un autre membre de la famille ou un animal familier, affirme sa domination et son pouvoir coercitif. La femme qui subit ce genre de violence psychologique est terrorisée; elle se sent isolée, vulnérable et impuissante.

Les manifestations de jalousie et de possessivité à l'égard de la partenaire et les questions incessantes sur ses allées et venues et ses activités sont des moyens de contrôle qui peuvent réduire considérablement l'autonomie et la liberté de cette dernière. Isolée, celle-ci peut finir par dépendre entièrement de son agresseur pour ses contacts sociaux, sa situation financière et les nécessités de la vie.

La violence psychologique peut avoir de graves conséquences d'ordre physique et mental pour la femme : profonde dépression, anxiété, maux de tête persistants, douleurs dans le dos et les membres, problèmes d'estomac et autres encore.

Les femmes qui sont agressées psychologiquement mais non physiquement sont cinq fois plus susceptibles d'abuser de l'alcool que les femmes n'ayant aucune expérience de la violence.

Le sujet est encore nouveau, de sorte que la violence psychologique exercée contre les aînés ne suscite pas encore autant d'intérêt.

Nous savons cependant que la violence psychologique à l'égard des aînées peut être le fait des individus ou du système, et qu'elle se manifeste dans le cadre de diverses relations et de divers milieux; elle peut être infligée :

• par le partenaire;

• par un enfant adulte ou un autre proche;

• par un étranger la famille qui prodigue des soins à la personne à titre d'aidant naturel ou de professionnel;

• par une personne occupant une situation de confiance.

Un aîné victime de violence psychologique pourra ressentir des sentiments d'extrême incompétence, de culpabilité, de manque de confiance, de dépression, d'échec, d'impuissance ou de désespoir. Les signes extérieurs d'un tel état peuvent facilement se confondre avec la perte des facultés mentales, de sorte que l'aîné sera considéré comme « sénile » ou « réduit l'incapacité », alors qu'il est en fait victime de violence psychologique.

Souvent, l'agresseur manifestera de la colère ou du ressentiment envers l'aîné devant des tiers. Il montrera un manque total de respect et de considération pour l'aîné en l'interrompant continuellement ou en l'humiliant publiquement. Ne pas tenir compte des désirs de l'aîné au moment de prendre des décisions qui le concernent est un signe manifeste de violence.

Détection de la violence psychologique

La violence psychologique peut être difficile à déceler. L'essentiel, toutefois, est d'être attentif au phénomène et de le comprendre. Les indicateurs qui suivent pourront aider à en reconnaître les manifestations.

Violence psychologique — Indicateurs possibles

Enfants

Adultes

-dépression

-repli sur soi

-manque d'estime de soi

-forte anxiété

-attitude craintive

-absence de vitalité (enfant en bas âge)

-agressivité

-instabilité émotionnelle

-troubles du sommeil

-plaintes au sujet de troubles non fondés

-comportement anormal pour l'âge ou l'état de développement

-passivité ou docilité excessive

-tentatives de suicide ou mention du suicide dans la conversation

-extrême dépendance

-rendement inférieur aux capacités

-incapacité de faire confiance

-compulsion voler

-autres formes de violence (connue ou présumée)

-dépression

-repli sur soi

-manque d'estime de soi

-forte anxiété

-attitude craintive

-sentiments de honte et de culpabilité

-pleurs fréquents

-honte de soi et auto-dévalorisation

-passivité ou docilité excessive

-isolement social

-report ou refus du traitement médical nécessaire

-malaise ou nervosité dans les rapports avec les aidants ou avec les proches

-tentative de suicide ou mention du suicide dans la conversation

-abus de substances toxiques

-refus du contact visuel

-autres formes de violence (connue ou présumée)

INTERVENTIONS JUDICIAIRES

Les interventions judiciaires en cas de violence psychologique ou de négligence à l'égard d'un enfant sont régies par les lois provinciales et territoriales en matière de protection de l'enfance. Dans l'ensemble des provinces et territoires, toute personne présumant ou soupçonnant qu'un enfant est victime de violence psychologique ou de négligence est tenue d'en faire part aux autorités responsables de la protection de l'enfance ou aux services de police. Dans certaines provinces et certains territoires, la personne qui omet de faire cette déclaration est passible d'amende ou d'emprisonnement.

Certains actes de violence psychologique, comme le fait de suivre une personne ou quelqu'un connu d'elle, de communiquer directement ou indirectement avec elle ou avec quelqu'un connu d'elle (de façon répétée, de surveiller sa maison ou son lieu de travail, de la menacer ou de menacer un membre de sa famille), sont des formes de harcèlement criminel. De tels comportements ne peuvent qu'amener la personne à craindre pour sa sécurité ou la sécurité de ses connaissances. D'autres formes de violence psychologique, comme le fait d'insulter quelqu'un, de l'isoler, de l'infantiliser, de l'humilier ou de l'ignorer, bien que graves, ne constituent pas des comportements criminels et ne peuvent faire l'objet de poursuites en vertu du Code criminel du Canada.

 

Que pouvez-vous faire?

SI VOUS SUBISSEZ DE MAUVAIS TRAITEMENTS

Rappelez-vous :

• Vous n'êtes pas seul(e).

• Ce qui arrive n'est pas votre faute.

• Personne ne mérite d'être maltraité.

• Vous pouvez trouver de l'aide.

SI VOUS SOUPÇONNEZ OU SAVEZ QU'UNE PERSONNE EST MALTRAITÉE

• Écoutez-la.

• Croyez-la.

• Appuyez-la.

• Renseignez-la sur les services de soutien auxquels elle peut faire appel.

• Dans le cas d'un enfant, dites ce que vous savez ou faites part de vos soupçons à un organisme d'aide à l'enfance ou à la police.

SI VOUS DISPENSEZ DES SERVICES

En collaboration avec les autres organisations concernées :

• sensibilisez davantage le public au problème de la violence psychologique;

• soyez attentif aux besoins des personnes qui sont victimes de violence psychologique ou qui l'ont été par le passé;

• tenez-vous au courant des ressources et de la documentation offertes dans le domaine de l'intervention et de la prévention.

 

Où trouver du soutien?

-service téléphonique de secours ou d'écoute, offert 24 heures sur 24

-maison de transition ou foyer d'hébergement

-organisme de services sociaux

-organisme d'aide à l'enfance ou de services à la famille

-police

-service d'aide juridique

-professionnels de la santé (infirmière, médecin, dentiste, etc.)

-centre de santé communautaire

-service de santé publique

-centre de counseling communautaire

-organisme de maintien domicile

-centre d'accueil pour personnes âgées

-association de vie communautaire

-centre d'amitié

-organisation religieuse.

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Publié le par Kilou
Publié dans : #les enfants de manipulateurs

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Publié le par Kilou
Publié dans : #Les manipulateurs

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Publié le par Kilou
Publié dans : #En sortir
La première étape est de repérer la toxicité de la relation, et de comprendre que vous ne pouvez rien y faire. Peu importe le comportement que vous adoptez, la personne en face trouvera toujours le moyen de vous le reprocher. Une fois le constat établi, il s'agit de prendre de la distance, pour enfin se mettre à l'abri.

Commencez par mettre le pervers narcissique face à ses réalités. Au lieu de tenter de vous justifier lorsqu'il vous fait des reproches, demandez-lui plutôt qui il est pour vous juger. Lorsqu'il commencera à comprendre qu'il est en train d'être démasqué, il sera déstabilisé.

Cela pourra parfois prendre du temps, car le pervers narcissique ne vous laissera pas partir facilement. Si en tant que victime, vous ne savez plus où vous en êtes, n'hésitez pas à demander de l'aide à un tiers professionnel (psychiatre, avocat, syndicat...). Le seul moyen de s'en sortir est de réellement couper la relation en changeant de numéro de téléphone, d'email....afin de pouvoir retrouver une bonne image de soi, et de prendre conscience qu'en aucun cas on ne mérite d'être traité comme cela.

Il est absolument nécessaire d'arrêter de vouloir comprendre le pervers narcissique ou de lui trouver des justifications.

Enfin, il est essentiel de renouer avec ses proches. Le pervers narcissique vous aura certainement isolé(e) de votre entourage pour avoir une meilleure emprise sur vous. Retrouver les gens qui vous veulent du bien aidera considérablement à recouvrer une meilleure estime de vous-même.

 

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Publié le par Kilou
Publié dans : #les enfants de manipulateurs
Cette prise de conscience est lente à venir, douloureuse et régulièrement mise en doute, tant il est pénible de comprendre que ces parents qui ont été indispensables à notre développement, qui nous ont aimés, même maladroitement, dont nous avons eu tant besoin et dont nous avons en vain attendu la reconnaissance, ne nous regardent plus comme des êtres intéressants et dignes de respect depuis que nous avons essayé de nous autonomiser, depuis que nous avons tenté d'avoir une pensée propre, des désirs personnels, une trajectoire différente de la leur, des idées qui n'entraient pas dans leurs projets, depuis que nous avons fait des choix qui ne correspondaient pas aux leurs, que nous avons cessé de ressembler à l'enfant idéal de leurs rêves. Bref, nous constatons au prix de douloureuses confrontations ou de lourds silences que depuis que nous ne sommes plus « dans la ligne du parti », nous sommes rayés. Dur dur…
Mais ne sommes-nous pas tous un peu manipulateurs face à nos enfants ? Est-ce que la manipulation n’est pas automatique dans une relation hiérarchisée ? Non, je n’adhère pas à ce point de vue. Même si on fait parfois appel à l’une ou l’autre menace pour obtenir de nos enfants ce que nous souhaitons, cela ne fait pas de tout parent un manipulateur. Il est possible de vivre son rôle de parent avec franchise et respect, en exerçant une saine autorité, à la fois cadrante et protectrice. Les règles peuvent être clairement édictées, les sanctions annoncées, les idées divergentes acceptées ou négociées, ou au minimum entendues. On peut élever son enfant dans une relation de hiérarchie, sans pour autant le dénigrer, ni le dévaloriser, on peut obtenir ce qui doit être fait par des demandes claires et assumées, même si cela mène au conflit. Le dialogue devrait être maintenu dans le conflit et ce dernier ne devrait pas constituer pour l’enfant une menace de ne plus être aimé, ni admis au sein de la famille. OK, tout cela paraît bien simple quand il ne s’agit que de l’écrire, nous savons tous que le rôle de parent est probablement un des plus durs à mener à bien et pour lequel nous ne sommes pas vraiment formés ! C’est difficile, mais c’est possible.

« Mes parents sont des manipulateurs ! » pensez-vous ? Comment peut-on s’en rendre compte ? Les premières difficultés arrivent souvent à l’adolescence, lorsque l’enfant essaye de trouver son autonomie de pensée, sa trajectoire propre, son style à lui. Il s’oppose, ce qui est somme toute assez normal à cet âge, mais le conflit prend des allures particulières, dont l’enfant ne se rend probablement pas compte : le parent vit cette opposition comme une mise en cause personnelle, qui l’ébranle dans ses fondements fragiles, ce qui lui est insupportable. Au lieu de comprendre ce que l’adolescent vit, de lui servir d’éventuel « punching ball », de cadre solide et sécurisant, ou d’interlocuteur intéressé par cette évolution en essayant de la comprendre, il menace ou s’emporte, use du chantage ou fait le sourd, refuse la discussion, punit outrageusement, n’explique pas sa position sincèrement, frappe, pleure, bref adopte une attitude qui témoigne combien il est intimement ébranlé et combien cette mise en question lui est insupportable, voire impossible.

Intuitivement, l’enfant sent que la menace est lourde et que le risque de perdre l’amour du parent est latent. Il rentre temporairement dans les rangs, jusqu’à la prochaine tentative d’autonomie. Cette scène va se reproduire maintes fois, sous des dehors assez variés, parfois dans la violence, parfois avec une apparente gentillesse et l’enfant va tenter de se construire dans ce déséquilibre, faits de menaces sournoises, d’autoritarisme tordu, de silences culpabilisants, d’explications absentes, de réponses à contre-pied, de sanctions inattendues, d’accusations projectives sous-entendant que c’est à cause de l’enfant que le parent est dans cet état de douleur, alors que c’est justement l’inverse.

L’enfant n’y voit pas clair, se construit dans la culpabilité, développe l’impression de ne jamais être à sa place, se sent maladroit, incompris, décevant, moche, nul, pas à la hauteur, éternellement coupable, profondément blessé, sans cesse en quête de cette reconnaissance qui lui a tant manqué. Il développera un immense doute quant à ses qualités propres, ce qui se manifestera différemment selon son tempérament de base, sa place dans la fratrie et son sexe. Il étouffera toute velléité d’autonomie ou au contraire deviendra rebelle. Il bouillonnera de colère ou refoulera sa haine sous des dehors apparemment attentionnés. Il se sentira terriblement vulnérable ou au contraire hyper-susceptible, ce ne seront jamais que les diverses facettes d’un même problème : la difficulté de se respecter lui-même et de se positionner tranquillement mais fermement face à autrui, sans rugir à la première difficulté ni vendre son âme. La peur du conflit ou la peur de décevoir le musèlent ou en revanche, ce sera la colère qui se rallumera dès qu’il retrouvera ne serait-ce que l’ombre de cette impression étouffante de se faire manipuler. Pour éviter de souffrir, il pourra aussi se protéger à vie derrière des comportements rigides, des règles qu’il s’impose à lui-même autant qu’à ses proches, un mur qu’il bâtit entre lui et les autres. Il arrive aussi qu’il choisisse de tout tourner en dérision, ce qui est une façon efficace de nier la douleur, d’en rire pour ne pas en souffrir, l’image même du clown triste.

Il n’est pas impossible non plus qu’il use lui-même de la manipulation dans ses propres relations et malheureusement avec ses enfants. Peut-être parce que cette manière de fonctionner a constitué son seul modèle et il reproduit inconsciemment ces comportements parce qu’il n’en connaît pas d’autres, peut-être aussi parce qu’il est tellement déstructuré par sa propre enfance, qu’il n’arrive pas à se faire respecter autrement que de façon sournoise et non-assumée. Ce cycle infernal, cette douleur diffuse, ces dégâts qui se reproduisent de génération en génération demandent à l’évidence l’aide d’un thérapeute compétent et expérimenté afin que ces enfants devenus adultes dans ce climat familial toxique puissent enfin se tenir droit, s’assumer et se sentir véritablement libres de vivre la vie qu’ils souhaitent.

Marie Andersen

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Publié le par Kilou
Publié dans : #développement personnel

L’estime de soi est un outil essentiel afin de vivre pleinement sa vie. Par définition, c’est une attitude intérieure qui consiste à reconnaître notre valeur, notre importance et le fait qu’on est unique. C’est la capacité de s’apprécier avec nos qualités et nos limites, et de s’accepter comme nous sommes.

L’estime de soi nous permet en autres :

  • de faciliter le contact avec autrui, les relations avec les gens autour de nous
  • une plus grande stabilité émotionnelle, c’est-à-dire une plus grande tolérance à la vie, aux frustrations de celle-ci
  • un plus grand sens de l’humour et la capacité de rire de nous-mêmes. Ainsi, vous ne seriez pas toujours affectés aussi intensément par les commentaires qu’on projette à votre égard.
  • Une meilleure perception de la vie en général, et ceci aide à éviter les troubles mentaux comme la dépression.

Ok, maintenant, comment acquérir cet outil si précieux?

Il n’y a pas de remède miracle pour augmenter instantanément l’estime de soi à son plein maximum. Cependant, quelques trucs existent afin d’améliorer celui-ci :

  • Évitez de ruminer vos défauts, vos faiblesses et vos erreurs. Ce sont des pensées qui nuisent à la vie inutilement. Les erreurs doivent servir de leçons pour les prochaines fois!
  • Évitez de transformer chaque erreur en défaut.
  • Évitez de toujours essayer d’être parfait et de vous comparer aux autres. Chaque personne est unique, avec ses qualités et ses défauts
  • Tenez compte de vos bons coups, et non de toujours s’attarder sur erreurs.
  • Ne vous sacrifiez pas dans le but de plaire à tout le monde, cela est impossible et n’est pas essentiel. Sachez reconnaître vos limites!
  • Exprimez vos besoins et vos attentes!
  • Reconnaissez et acceptez vos différences!
  • Et surtout, ayez une attitude positive à votre égard!

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Publié le par Kilou
Publié dans : #Les manipulateurs

Les manipulateurs se dissimulent souvent sous différents masques. Ils sont aussi passés maîtres dans l'art de modifier ces faux visages à volonté, selon la personne, la situation et le but visé.

 

Le manipulateur dit sympathique 

C’est le plus fréquent. Il est souriant, bon vivant, sait parfois se montrer attentif aux autres, mais ce n'est qu'un leurre. Il crée rapidement des relations de sympathie, mais pour maintenir les autres sous sa coupe. Il n'hésite pas pour cela à mentir, affabuler, se contredire, mais toujours avec bonne humeur. Et si vous percez à jour ses contradictions, il manipule les mots de telle façon que vous vous trouviez, vous, en état d'accusation mensongère. Et donc coupable.

La différence entre le manipulateur dit sympathique et la personne vraiment sympathique.

Evidemment, il ne s'agit pas de se méfier de chaque personne que nous trouvons sympathique. Heureusement, il existe de nombreux individus réellement affirmés qui n'ont pas besoin d'artifices ou de manigances pour être appréciés. Ils savent exprimer clairement et sincèrement leurs opinions, désirs ou sentiments. Les personnes affirmées respectent aussi les désirs, les besoins, les sentiments et les opinions des autres. Rien ne nous fait sentir qu'avoir des besoins, des opinions ou des sentiments différents des leurs soit illégitime, mal vu, dévalorisant ou culpabilisant. L'individu affirmé est bien dans sa peau, sans faux-semblants, souriant, avenant, respectueux et d'humeur égale. Il est limpide dans son esprit et dans son attitude. Il ne crée pas ans cesse de mauvaises surprises et instaure une stabilité dans ses relations professionnelles et sociales. Il ne cache rien de sa personnalité et n'a aucunement besoin d'écraser les autres pour se sentir valable. L'individu affirmé ne nie point ses défauts (même s'il n'est pas toujours aisé de les avouer et de les accepter) et reconnaît tout autant ses qualités. Cependant, il n'en fait pas une démonstration constante dans le but de prouver à autrui qu'il lui est supérieur ou que celui-ci lui est inférieur sur de multiples plans.

Le manipulateur séducteur

Il a du charme et sait se mettre en valeur. Mais il n"hésite pas à poser aux autres des questions embarrassantes en les regardant droit dans les yeux. Il répond toujours de façon détournée et évasive à celles qu'on lui pose. Il reste ainsi très mystérieux. Son but : faire naître chez l'autre la fascination. « La fascination nous réduit, jamais elle ne nous grandit », rappelle Isabelle NAZARE‑AGA. Une foissa proie sous le charme, comme une souris entre les pattes d'un chat, il n'a plus qu'à s'en servir à son aise.

 

Le manipulateur altruiste

Plus subtil, celui-ci commence par faire preuve de générosité, et rend des services qu'on ne lui a même pas demandés. Il s'appuie ensuite sur le principe de réciprocité pour demander dix fois plus en retour, et sait très bien réveiller chez l'autre le sentiment de dette s'il sent la moindre résistance.

Le principe de réciprocité

Le principe de réciprocité, bien connu des manipulateurs, stipule qu'il faut payer en retour les avantages reçus d'autrui. Cette règle s'ancre en nous au fur et à mesure que nous traversons les étapes de la socialisation. Ce principe a un côté utile dans la société. Dailleurs, chaucun d'entre nous a intégré, au cours de son éducation, cette règle liée aux obligations sociales. Et l'envers de ce précepte consiste en des sanctions sous forme de réprobations générales poussant les autres à nous qualifier d'impoli, d'ingrat et de profiteur, chaque fois que nous prenons sans nous efforcer de donner en retour. Comme nous ne souhaitons pas être mal jugés par nos semblables, nous jouons le jeu, la plupart du temps. Nous tombons alors dans le piège des manipulateurs qui cherchent à profiter de notre sentiment de "dette". Nous pouvons facilement être manipulés par des exploiteurs nous obligeant à accepter un échange non équitable. Le manipulateur altruiste est capable de nous donner de son temps, des cadeaux, ou de faire des propositions logiques qui nous arrangent sur le moment. Mais il exigera, avec plus ou moins de finesse, des efforts de notre part, en fin de compte bien plus considérables. Cet aspect du manipulateur le rend d''autant plus dangereux que nous sommes inconscients des mécanismes mis en jeu.Il crée la dépendance envers lui. Le "gentil" piège est refermé.

 

Le manipulateur cultivé

Celui-là étale ses connaissances et se montre vaguement méprisant pour ceux qui ne possèdent pas son savoir. Mais entraînez le sur un sujet qu'il connaît moins bien que vous, et il fuit immédiatement, toujours avec subtilité. Son but: se mettre en position d'autorité intellectuelle afin de susciter chez les autres un sentiment de déférence.

La déférence envers l'autorité

Comment se fait-il qu'un tel individu nous fasse cette impression ? Stanley Milgram, professeur en psychologie et directeur de recherches à l'université de New-York, qualifie ce phénomène de sentiment de déférence envers l'autorité. De nombreuses études ont démontré le caractère automatique de nos réactions de bienveillance envers des figures d'autorité très respectées. Nous n'avons naturellement pas le réflexe de douter des propos de personnes dont la profession est de "savoir". La soumission à l'autorité ou aux symboles de l'autorité (titre, vêtements, accessoires ....) n'est absolument pas consciente. Cette expérience explique et démontre le pouvoir d'un manipulateur qui possède une forme d'autorité (même illusoire). Il a le pouvoir de nous subjuguer et de nous faire admettre ce qu'il veut. Cette influence agit à notre insu. Nous sommes souvent vulnérables, également, autant aux symboles de l'autorité qu'à leurs réalités.

Le manipulateur timide

Il est rare et difficile à déceler. Il reste en retrait, souvent silencieux, mais juge les autres du regard sans jamais donner son avis lorsqu'on en a besoin. Il utilise parfois des intermédiaires pour faire passer son discours, s'attribuant ainsi la caution involontaire de ce messager. Il sème ainsi la zizanie et les soupçons dans tous les groupes qu'il fréquente.

Le manipulateur dictateur

C'est le plus facilement repérable. Il est souvent agressif et autoritaire et réussit à obtenir ce qu'il exige par la peur qu'il suscite. Il est souvent conscient de ses manipulations, mais cela ne le dérange pas car il met le contrôle de soi et l'absence d'émotivité au rang des grandes qualités humaines, la faiblesse et l'affectivité des autres étant ramenées au rang des défauts majeurs.

COMMENT S'EN PROTEGER ?

D'abord, explique Isabelle NAZERE-AGE, il faut faire le deuil d'une communication normale avec le manipulateur". En clair, il ne faut pas espérer qu'il change et que l'on puisse agir normalement avec lui.

C'est souvent ce secret espoir qui entretient la situation en suscitant notre patience. Or, c'est cette patience qui, peu à peu, se transforme sournoisement en souffrance psychique, puis physique.Comme nous ne pouvons pas le faire changer, il ne nous reste qu'un domaine sur lequel nous puissions agir : nous-mêmes !."

Pour cela, il faut apprendre à contre-manipuler

Isabelle NAZARE-AGA a étudié de près les attitudes qu'opposent aux manipulateurs 10% d'individus qui savent intuitivement s'en protéger. Elle en a tiré une technique dite "du brouillard". Le principal vecteur de cette contre-manipulation est le langage. Ne vous justifiez jamais, ne répondez jamais directement à ses propos. Même s'il vous met, au début, dans un état émotionnel intense, efforcez-vous de cacher votre trouble. Peu à peu, cette attitude deviendra plus automatique et vous demandera moins d'efforts. De même que s'aiguisera votre lucidité vis à vis des autres manipulateurs que vous pourrez rencontrer.

Vous pouvez vous réfugier derrière des phrases clés.

Quoi qu'il vous dise, répondez-lui : " c'est ton avis ; c'est ce que tu penses ; c'est ton point de vue ; tu as le droit de le croire ; chacun ses goûts ; j'ai la conscience tranquille ; on peut voir les choses sous cet angle, j'ai une opinion différente ; cela peut m'arriver ..." Autant de réponses vagues qui vous ferons glisser comme une anguille entre ses mains.

Dans le même temps, apprenez à vous affirmer :

Le manipulateur exerce son pouvoir sur vous en s'appuyant sur vos doutes et votre émotivité. Plus vous serez sûr(e) de vous, de vos désirs, de vos opinions, moins il aura de prise.

Ne lui racontez pas votre vie dans le détail :

Evitez les confidences, gardez vos secrets pour vous. Il est le dernier à qui tout dire, car il se servira contre vous, un jour ou l'autre, de ce qu'il appris de votre bouche.

Et surtout, quoi qu'il vous en coûte, mettez fin tout de suite aux situations aliénantes.

Ne répondez plus à ses demandes qui ne sont pas formulées clairement. Ne faites pas pour lui ce qui vous coûte un effort. Refusez d'être son intermédiaire vis-à-vis d'autres personnes qu'il manipule. Et, si c'est possible, unissez-vous contre un manipulateur démasqué. Lorsqu'un individu tyrannise tout un service dans une entreprise, par exemple, rien de tel que d'adopter, tous en même temps, la technique "du brouillard". Il en sera d'abord déstabilisé, puis, voyant que son influence lui échappe, il ira l'exercer ailleurs. Car un manipulateur n'existe que par ceux qu'il manipule.

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Publié le par Kilou
Publié dans : #développement personnel

 

Que ce soit savoir refuser, défendre son point de vue, gérer des conflits ou négocier, ces compétences sont des clés importantes de notre succès, dans notre vie personnelle et professionnelle. Savoir s’affirmer est le moyen de se faire écouter et respecter, et permet de trouver un équilibre dans sa relation avec les autres.

S’affirmer, c’est révéler sa valeur!

Je vous donne ici 12 techniques simples, qui vous permettront de vous affirmer quotidiennement, dans des situations très diverses.

 

1/ L’affirmation de soi empathique

  1. Écoutez en priorité ce en quoi votre interlocuteur a raison.

  2. Reformulez-lui ses raisons ou ce que vous avez compris de sa position.

  3. Donner enfin votre position.

Exemple:
“-C’est vraiment très contrariant ce qu’il t’a fait, et ta réaction est normale, pourtant je pense que tu devrais lui reparler.”

2/ Technique du disque rayé

  1. Répétez la même chose aussi souvent que nécessaire.

  2. A chaque répétition de votre message, soyez de plus en plus courtois et gentil.

  3. Ne pas dériver ni se justifier, et expliquez de manière adaptée au contexte.

Exemples:
“-Mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre ça me ferait vraiment plaisir!
-Maman, je suis en train de faire autre chose en ce moment!
- Je sais bien que tu fais autre chose et c’est certainement plus agréable, mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre car ça me ferait vraiment plaisir!”

“-Non, vraiment, je vous remercie mais votre proposition ne m’intéresse pas…
-Mais Monsieur [...]
-Vraiment, je vous assure que votre proposition ne m’intéresse pas, je suis désolé…”

3/ La révélation sur soi

  1. Exprimez vos émotions pénibles ou agréables à l’oral.

  2. Donnez votre position.

Exemple:
“-Écoute, vraiment je suis désolé et je ne voudrais absolument pas que tu le prennes mal, car je tiens beaucoup à la bonne relation que nous avons toi et moi au travail, mais je ne pourrais pas te remplacer cette semaine.”

4/ Savoir exprimer positivement les demandes, les avis, les critiques, les réponses et les sentiments

  1. Ne pas formulez de reproche ou d’ordre directement et se mettre à la place de l’autre (pensez à son amour propre!).

  2. Dites les choses en verbalisant les conséquences positives, l’aspect constructif, et en vous impliquant.

Exemples:
“-Ce serait sympa que tu m’aides à boucler ce dossier, ça m’arrangerait beaucoup.
Plutôt que: -Tu m’aides à boucler ce dossier?”

“J’aimerais vraiment que tu travailles un peu plus à l’école, je serais tellement soulagée, et ta maîtresse serait tellement fière!”

5/ L’information et des explications données de manière claire et précise

  1. Donnez des informations ou des explications de manière directe et précise, sans “tourner autour du pot”.

  2. Exprimez-vous avec parcimonie, c’est-à-dire avec un minimum de mot et sans explications ou justifications inutiles (ce qui pourrait dévier la conversation).

  3. Vérifiez si cette information ou explication a bien été comprise par votre interlocuteur (écoute active).

Exemple:
“-Tu sais, j’aimerais vraiment ce poste de responsable.
Plutôt que: -Tu vois, je pense que je me plairais bien en tant que responsable, en plus personne n’a l’air de vouloir ce poste en ce moment, en plus je travaillerais souvent et j’aime plutôt ça moi…”

6/ Savoir reconnaître ses torts

  1. Quand vous vous apercevez que vous avez faits une erreur, reconnaissez le rapidement devant votre interlocuteur.

  2. Reconnaissez-le sans ajouter explications ou justifications, ni nuances.

Exemples:
“-Je n’ai pas fait ce que tu m’avais demandé alors que je te l’avais promis et je ne suis pas excusable.”

“-Je suis arrivé en retard et mon attitude gêne tout le monde j’en suis conscient.”

7/ Savoir encourager votre interlocuteur à vous formuler ce qui ne va pas et ce qu’il trouve bien chez vous

  1. Faites une “enquête négative” en faisant préciser à votre interlocuteur ce qui ne va pas, un reproche qu’il n’arrive pas à dire.

  2. Faites une “enquête positive” en faisant demandant à votre interlocuteur ce qu’il trouve comme point positifs chez vous.

Exemple:
“-Tu as l’air un peu contrariée, j’espère que je n’y suis pour rien?
-Oh oui, oui tout va super bien.
-Tu es sûre? Si ce n’était pas le cas ça serait important pour moi de le savoir!
-En fait oui: je trouve que ton attitude n’était vraiment pas mature hier soir quand on est allé dîner chez mes amis, j’avais tellement honte!
-Je suis d’accord avec toi, tu as raison je n’ai pas vraiment eu une attitude correcte envers toi et tes amis et je m’en suis voulu après coup… Mais as-tu autre chose à me reprocher? Surtout, si c’est le cas, n’hésite pas à me le dire…
Aussi, pourrais-tu me préciser quels sont les attitudes qui sont agréables chez moi, afin que j’essaie de les développer?”

8/ Le questionnement direct

  1. Aidez votre interlocuteur à préciser sa pensée.

  2. Appliquez un questionnement positif ou négatif selon les renseignement que vous voulez.

Exemples:
“-J’ai besoin d’un renseignement précis: quand et à quel endroit vous devez vous réunir?”

“-N’ayez aucune hésitation à préciser votre avis sur mon travail, même une critique me sera très utile pour la suite.”

9/ L’aide à la solution

  1. Recherchez une alternative à ce que l’autre vous demande et que vous voulez refuser.

  2. Aidez l’interlocuteur à trouver une solution à son problème (plus facile qu’un refus ou une critique).

Exemple:
“-Je ne peux malheureusement pas aller te chercher samedi soir, c’est vraiment ennuyeux pour toi parce-qu’il est vrai que les taxis sont chers. As-tu pensé à Thierry? Il rentre vers chez nous tous les soirs le week-end, et tu aurais juste à le dédommager du détour pour venir te chercher, ça serai bien moins cher! Ou au pire, il doit y avoir quelqu’un qui peut te dépanner juste pour ce soir là, tu as une idée?”

10/ Savoir trouver un compromis

  1. Faites l’analyse de la position de l’autre ainsi que l’analyse de votre propre position.

  2. Trouver un compromis qui respecte vous-même et l’autre (ses intérêts principaux et les vôtres).

Exemple:
“-Je ne veux pas devoir faire ce trajet tous les jours pendant deux semaines de suite, je suis fatiguée en ce moment.
-Je comprends, voici ce que je te propose alors: au lieu de faire tous les trajets pendant deux semaines de suite chacun, on va alterner un jour sur deux les trajets et on fera ça pendant quatre semaines? Cela te permettrait de te reposer plus souvent, qu’est-ce que tu en pense?”

11/ Savoir désarmez la colère

  1. Désarmez tout d’abord votre propre colère, même si on est insulté, cela évitera une escalade incontrôlable et irrémédiable.

  2. Adoptez un comportement de plus en plus calme et non agressif, en utilisant la révélation sur soi.

  3. Restez ferme si c’est nécessaire (dites par exemple que se faire agresser verbalement n’est pas du tout agréable, pour qui que se soit).

Exemple:
“-Ton rapport est un torchon, un regroupement d’âneries que j’aurais moi-même eu du mal à inventer… Tu est vraiment nul mon ami!
-Je ne sais pas précisément pourquoi tu n’aimes pas le rapport que j’ai rendu et tu dois avoir des raisons d’être en colère. Pourrais-tu m’expliquer précisément les points que tu n’as pas apprécié dans mon travail et l’on verra ça calmement ensemble. Mais par contre c’est très désagréable d’être insulté par quelqu’un, même un collègue de travail, tu sera d’accord avec moi?
-Oui tu as raison excuse moi, je vais t’expliquer ce qui m’a mis en colère…”

12/ Savoir ne pas s’engager dans une discussion: la technique du brouillard

  1. Vous êtes dans une discussion qui vous déplaît et dans laquelle vous préférez ne pas donner d’opinion précise.

  2. Ne dites rien qui puisse vous engager ou encourager la discussion.

  3. Reprenez la verbalisation de votre interlocuteur de la manière la plus neutre que possible, sans prise de position, et surtout sans agressivité ni ironie.

Exemple:
“-Tous les médecins sont des charlatans!
-Il est vrai que certains médecins peuvent être des charlatans.”

 

 

Bien sûr, toutes ces techniques d’affirmation de soi peuvent être combinées les unes aux autres, suivant la situation et le contexte.

Dans la communication, comme toujours, il faut pratiquer ! Ce sont de très bonnes cartes, que vous aurez dorénavant en mains pour vous affirmer et vous épanouir avec votre entourage.

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